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C'est la Berezina, Waterloo, Stalingrad, bref, cette migration est une catastrophe, un bloguicide massif, même si involontaire. Le système est plein de bugs, les liens disparaissent, les templates hésitent entre niaiserie, laideur et insignifiance (grille à carreaux bleus sur son arrière-plan crème)... Le coeur m'en saigne à la vue de tous ces photo-blogs jadis entrenus avec passion et aujourd'hui effilochés comme de très vieux torchons en lin (une image à moi), les layout branlants comme des masures macédoniennes, et ces publicités stupides juste sous le titre ("Dites non à l'humidité" "Solutions stockage optmisé", pfffffff). L'opération visait en fait à mettre le holà aux tentatives de hacking. Ben un hacker n'aurait pas fait mieux, à mon humble avis. zizi zizi zizi zizi zizi (je mets ca pour voir ce que adsense va me sortir).
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Ad sense game
Adsense Game La tribade arvanite valétudinaire expectore en un râle éprouvant le blini de mil sub-optimalement hypoallergénique ingurgité aux épouisailles allophiles. Epreuve ardue que l'oesophagite à fibroses touffues.
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Mon blog a migré et j'ai l'impression d'être un trans qui se réveille après la cruciale intervention, se regarde dans la glace et se trouve mochissime. M'enfin, qu'importe le flacon, c'est gratuit, dans le bouillon point ne crachons. Ce qui me dérange, par contre, c'est la pub google obligatoire en haut de page ou sous les liens selon les modèles. Ce blog vend donc désormais des palettes chinoise (???) et des test vih. Je trouve ca moyen. Je dis "ca" parce que les cédilles ont mystérieusement disparu lors de la grande migration, de même que l'ensemble des photos... Bon, j'arrête de grogner et je retourne au boulot.
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Sida-business
Marianne nous gratifie d'un article particulièrement stupide intitulté : "Sida : les derniers jours de la trithérapie ?".
La trithérapie pourrait bientôt n’être plus qu’un mauvais souvenir pour les séropositifs. (Ah ouais ?) Une étude publiée jeudi dans le New England Journal of Medicine, atteste l’efficacité d’une pilule journalière (on dit quotidienne in french) récemment élaborée par des chercheurs américains à partir (en se contentant de réunir dans une pilule) des composants des trois médicaments (D'où TRITHÉRAPIE, pov'idiote!!!!) disponibles aujourd’hui en pharmacies (et non pas chez votre charcutier traiteur).Cela faisait déjà plusieurs années que la communauté scientifique travaillait à une simplification des traitements (des années qu'ils rechignent à collaborer) , mais des raisons économiques (de lamentables histoires de dividendes) avaient jusqu’à présent entravé les recherches (que c'est regrettable ). Ce temps de concurrence semble désormais révolu (Gilead et Bristol Myers Squibb se lèchent le trognon) : « deux laboratoires américains ont en effet mis de côté leur rivalité commerciale pour mettre au point ensemble un médicament sous la forme d'une pilule unique, à prendre une fois par jour" a annoncé jeudi The Washington Post.
Nelson Vergel, un activiste de Houston, a d’ailleurs salué l’entreprise : « C’est un geste remarquable (Thank you soooo much) de la part de ces deux laboratoires. Si les pays en développement (ou c'est surtout le Sida qui se développe) y ont accès à un prix raisonnable (combien ? Moins qu'un bol de manioc ?), ce traitement sera bientôt le premier dans le monde ». La pilule devrait être sur les marchés américains et européens (là où y a du fric) dés la fin de l’année 2006, si les laboratoires ne rencontrent pas de problèmes de dernière minute (fifty fifty) (...) Beaucoup de chemin a donc été parcouru depuis les années 1990, où (quand) les patients atteints du virus du sida devaient se lever au milieu de la nuit pour respecter un traitement qui était composé de 50 à 60 gélules par jour.
Pour autant, il serait dommage de s’arrêter en si bonne voie . Si cette collaboration entre deux laboratoires concurrents est la première entreprise du genre, espérons qu’il y en aura d’autres. (J'en appeeeeeeelllle à laaaaaaaaaa tendreeeeeeeeeeesssse...")
Décryptage rapide : deux laboratoires de big pharma, qui se livrent depuis des années une concurrence acharnée dans le sida-business, commercialisent conjointement une pilule contenant trois molécules dont ils détiennent le brevet commercial exclusif, molécules d'ailleurs déjà largement utilisée dans le traitement du VIH. Pas question donc de mono- ni de bithérapie, mais bien d'une trithérapie classique, les composants étant réunis en un seul comprimé. Pis ils font pas ca pasqu'y sont zentils, c'est un nouveau débouché, simple histoire de part de marché, point barre. Les mêmes labos ne sont pas très chauds pour lâcher leurs sacro-saints brevets avant l'échéance de 20 ans prévue par l'OMC, privant ainsi l'immense majorité des séropositifs de l'accès au traitement. Les sociétés qui ont accepté que "leurs" molécules soient utilisées pour la production de générique ont encaissé des royalties assez royales qui ont rendu les pris prohibitifs pour les pays démunis. Au Nigeria, par exemple, le traitement mensuel revient à 10 fois le revenu moyen. Au Mozambique, 90% des malades ne sont pas traités. "Génocide par indifférence" pour reprendre la formule d'un porte parole de l'UNAIDS. En tout cas Marianne remporte cette semaine le brocoli d'or de l'investigation journalistique.
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Je m'ennuie. J'ai dit merde au milieu de la pellicule et je suis coincé. Je me tape des fichiers excels long comme un jour sans tabac ; de la propagande mercantile éhontée au format powerpoint ; des dépliants désarmants de bêtise pour sièges de bureau en fleximachin ; des contrats de licence, N.B., de droit autrichien. Je coupe-colle et colle-coupe des commandes truffées de HTML dans des masques d'administration gris et bleus, pis je remplace les mots entre les &§$$§$, pis je clique sur "save" et sur "next string". Je feins de trouver ça passionnant, je fais mon boulot et les clients sont apparemment satisfaits. J'évite scrupuleusement de rédiger des phrases contenant plus d'une relative (ou, allez, deux petites au plus) pour adapter le produit au quotient de compréhension syntaxique du lecteur/récepteur. Faudra que je compense d'une façon ou d'une autre parce que ça va pas le faire longtemps. Le bon côté, c'est que les clients en question paient largement et en plus, tournicoton, dès réception de facture, VAT included, sans broncher. Ils sont coopératifs, ils tiennent parole, respectent les délais, bref, des pros, rien à voir avec le dilettantisme trop sympa mais éreintant des cinochards qui m'a fait péter les plombs en décembre de l'année 05. Je craignais un peu de me retrouver sans taf et sans fric, ben non, depuis le début du mois les demandes affluent et je vais sans doute pulvériser mon record de chiffre d'affaire, ce qui tombe fort bien, puisque j'ai quelques créances en souffrances auprès du fisc fédéral qui ne cesse de me harceler comme un mac avec sa pute. Hier matin j'ai reçu une proposition pour bosser dans une boîte de comm qui ne fait que ça, customer publishing en 7 langues sur tout le continent, véhicules particuliers. A défaut d'être un pays, l'Europe est une zone marketing qui s'harmonise d'année en année, c'est de plus en plus clair. Customer publishing, corporate editing, franchement, je suis pas très chaud. Question pleine de pathos, ô, dois-je sacrifier mes ambitions culturelle sur l'autel rectangulaire du pragmatisme matérialiste ? En fait, en ce moment, j'aimerais bien faire une pause, pointer au chômage pendant quelques semaines et prendre le temps de réfléchir un peu à ce que je veux vraiment faire. A part ça je file le parfait amour avec Nico, je me suis inscrit à un séminaire de turc dont j'ai déjà manqué les deux premiers cours because deadline et je me découvre une toute nouvelle indifférence face aux galères familiale, ce qui est une première.
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